Ecalettes et la F.F.F., à l'image de tout le reste

Publié le par le20e

Après la Une de L'Equipe rapportant les insultes proférées par N. Anelka envers R. Domenech, J.-P. Escalette a commencé à prendre des mesures.

D'ailleurs, sans cette Une, il n'aurait pas été au courant, pas aussi vite en tous cas.

Et c'est là qu'on s'aperçoit qu'entre les déclarations d'Escalettes qui ont précédé la Une de l'Equipe, et celles de ces derniers jours, il y a comme un écart, voire un gouffre, et des contradictions .

 

Ainsi, J.-P. Escalettes assurait le samedi 19 juin - jour de là famause Une - à L'Equipe être au courant (pas immédiatement il est vrai) des propos d'Anelka, depuis la veille :

Si ça n'avait pas été à la Une du journal, vous ne l'auriez pas fait... Vous n'étiez même pas au courant...
Mais vous croyez qu'au niveau du staff, on ne parle pas au président ? Je ne suis pas dans le vestiaire, mais je sais... Pas immédiatement, c'est vrai, mais c'est comme ça. On me l'a appris vendredi soir. A partir de là, j'ai fait ce que je devais faire, même si ça m'a fait beaucoup de mal. On est des hommes, il ne faut pas l'oublier.

(http://www.lequipe.fr/Football/breves2010/20100619_214959_escalettes-anelka-a-ete-digne.html)

 

 

Or, mardi à l'Assemblée nationale, J.-P. Escalette avoue cette fois n'avoir été au courant que grâce à la Une de L'Equipe, soit le samedi :

Que s'est-il passé dans le vestiaire ? Je ne l'ai su que lorsque cela a transpiré dans L'Equipe.

(http://www.lequipe.fr/Football/breves2010/20100703_085904_escalattes-ne-veut-plus-d-anelka.html)

 

 

J.-P. Escalettes a donc menti.
On peut également être surpris par d'autres propos. Le samedi 19 juin, Escalettes se faisait presque l'avocat d'Anelka!

Il déclarait :

Son attitude a été en tout point digne et noble. Il a accepté cette décision du président sans discuter. C'était un moment douloureux pour lui et pour nous.

(link)

Or, malgré cette attitude digne et noble, Escalettes ne voulait plus jamais mardi revoir jouer N. Anelka en équipe de France:

Ni moi-même, ni mon successeur, ni le futur sélectionneur n'oublieront ce qui s'est passé et tout le monde veillera à ce qu'il ne puisse plus jouer en équipe de France.

(link)

 

Enfin, sur la teneur et l'importance des propos de N. Anelka, J.-P. Escalettes s'est trouvé beaucoup plus ferme mardi qu'au lendemain de l'évènement 10 jours plus tôt, alors qu'en général on est plus sévère à chaud...

Samedi 19 juin : Il a tenu des propos inadmissibles, contraires aux valeurs que nous défendons. Ce ne sont pas exactement ceux que vous avez écrit («va te faire enc..., sale fils de p...), mais ils sont de la même teneur.

(link)

Mardi 29 juin : Que s'est-il passé dans le vestiaire ? Je ne l'ai su que lorsque cela a transpiré dans L'Equipe. Dès que je l'ai su, et après avoir effectué un minimum de vérifications - un joueur m'ayant dit que les propos tenus étaient pires que ceux rapportés - j'ai immédiatement sanctionné l'auteur de cette insulte.

(link)

 

Ainsi donc, la communication de J.-P. Escalettes souffre d'inchorérences à plusieurs niveaux.

Comme je l'écrivais dans l'article précédent : "qui se ressemble s'assemble"! Quand on voit la communication de J.-P. Escalettes, le président de la F.F.F. qui choisit entre autre le sélectionneur de l'équipe de France, on ne s'étonne plus justement d'avoir un séléctionneur à la communication désastreuse.

 

Le "mal" est parti du haut de la pyramide et s'est déversé vers le bas, jusqu'à la lie.

Comme évoqué dans la presse par divers journalistes, politiques et sportifs, cette mauvaise communication de le F.F.F. trahit une organisation et une gestion d'amateur.

 

Amateur, c'est la façon dont ce sont comportés nos joueurs en Afrique du Sud particulièrement lorsqu'ils ont refusé de s'entraîner, et d'une manière générale dans leur façon d'avoir abordé cette coupe du monde, comme s'il s'agissait d'un tournoi de préparation.

Publié dans Sport

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